//2016 – Inde – Calcutta – Projet photo (septembre)

2016 – Inde – Calcutta – Projet photo (septembre)

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24/9/2016 – Calcutta – un projet, une exposition, de l’interaction

Je suis dans les airs en direction Calcutta pour l’autre partie de ce voyage. J’ai prévu d’y faire un genre d’installation exposition interactive de photos dans le marché aux fleurs sous le pont de Howrath. Ici à Bangkok j’ai fait les tirages pour les 333 portraits que je vais exposer, et redonner aux personnes prises en photos si elles se manifestent. J’ai également réalisé 3 posters qui sont des collages de photos qui seront exposés en fond. Ce projet mûrit depuis ma première visite dans cet endroit en janvier 2011. En 2012, j’avais envoyé un colis de photos à une des échoppes du marché, elles ont été distribuées, j’en ai retrouvé une, collée a un mur. Lors de mes autres visites, j’ai donné quelques tirages faits sur place, mais cette fois-ci, les photos ont été recadrées et légèrement embellies et les tirages sont dans un format plus grand, celui de la carte postale. Chaque portrait est en deux exemplaires pour que la personne puisse prendre un exemplaire et m’en laisser un sur lequel je vais essayer d’obtenir un autographe. L’endroit exact où je ferais mon installation reste à déterminer, je verrais le jour J, qui sera peut-être dimanche, je vais aller faire une reconnaissance demain samedi, et rendre une visite au cercle de lutte qui se trouve au même endroit. J’ai bien évidement des photos pour eux, mais je ne leur donnerais que lors de l’expo. J’ai acheté 12 débardeurs au marché de gros de Bangkok que je donnerais aux jeunes lutteurs et je ferais une donation au directeur du centre de formation comme c’est mon habitude lors de mes visites et ainsi contribuer un peu a leur financement.

Je suis encore une fois tout excité de revenir ici, cela devient une habitude, c’est la 5e fois. Cette fois-ci, c’est une semaine avant le début des festivités de la déesse Durga qui est le grand événement de Calcutta et que j’ai vécu l’année dernière. Je vais pouvoir voir la construction des temples éphémères partout dans la ville, les finitions et les livraisons des statues et sculptures dans le quartier de Kumar Tulli. Ce devrait être une belle occasion pour prendre des photos et compléter ma collection de photos sur la thématique de ce festival.

Je vais essayer de rendre visite à la déesse Kali au temple emblématique de Kalighat en espérant qu’il n’y aura pas trop de monde du fait d’être dans la semaine ‘calme avant la tempête’. Ce sera la surprise j’irais voir, et, si la queue n’est pas intenable, je me joindrais à l’ambiance très particulière de ce temple que j’avais visité en 2011. Les déesses sont les reines de la ville, à Durga succède Laksmi, suivie de Saraswati et cela se termine avec Kali, une semaine avant Diwali, la fête des Lumières.

Les dates flottent d’une année à l’autre en fonction du calendrier lunaire, l’année prochaine 2017 semble être la bonne pour que je puisse venir pour Kali et Diwali, avant de me rendre dans l’ashram de l’école de yoga de Bihar à Munger. Tout cela reste encore à confirmer, il peut se passer beaucoup de choses d’ici la et surtout ce moment maintenant ou j’ai tant hâte d’arriver dans le tumulte de l’Inde et de cette ville, un contraste extrême avec Bangkok, ou règne l’ordre, la propreté et le silence des klaxons malgré une circulation démentielle. J’espère qu’il y fera moins humide, car ces derniers jours à Bangkok il faisait vraiment très très humide et lourd.

24/9/2016 – Calcutta – 1ers moments

Le vol s’est bien déroulé, à l’arrivée, la procédure de Visa à l’arrivée est longue et le temps de passer, la livraison des bagages est finie et aucun signe de ma valise et pas de personnel de la compagnie. Je vais d’une personne a une autre, je vais voir les douaniers, mais rien, ils me demandent d’attendre et au bout d’une dizaine de minutes ma valise arrive, livrée par deux personnes de la compagnie aérienne qui l’avait récupéré et étaient allés faire un tour avec, me cherchant dans l’aéroport. Cela partait d’une bonne intention, mais j’ai eu un petit moment de panique.

La circulation de fin de journée étant dense, le voyage en taxi pour me rendre de l’aéroport à mon lieu de résidence a été un peu long, mais sans soucis. Après m’être installé dans cet appartement que je connais, l’ayant aussi loué l’année dernière, je suis allé diner et je me suis couché tôt, car le réveil est prévu à 5 heures.

J’ai bien dormi, d’une seule traite, bien mieux qu’a Bangkok, levé a 5hrs, direction les bords du Gange. J’y retrouve un accueil simple et très affectueux des lutteurs avec qui je le lie d’amitié de plus en plus a chacune de mes visites. Ils sont touchés par ma demande d’autographes et mon projet d’expo. Un des jeunes lutteurs Rahul parle très bien anglais, il traduit et m’explique beaucoup de choses sur les règles de la pratique de lutte traditionnelle, je m’engage à pratiquer une fois avec eux un matin dans la terre et la boue. J’ai acheté une douzaine de Tshirts à Bangkok, je leur donne, ils sont ravis. Un homme sage est assis dans un coin, il récite ses mantras, il est vêtu de rouge, il me sourit, on me dit qu’il s’agit d’un Tantrik, une personne qui au travers de pratiques occultes peut contrôler la nature. Il y a beaucoup de types de Tantrik, leurs pratiques varient, c’est initiatique et secret. Cet homme est calme et souriant et plein de bonté, il raconte plusieurs choses, Rahul traduit, j’ai pu enregistrer une partie de la conversation sur mon téléphone. Cette rencontre tombe très bien, car l’occident est fasciné par le mot tantra, il y associe la sexualité et l’érotisme, la vérité est tout autre. Comme j’ai pour projet d’enseigner l’art du toucher et de parler du tantrisme, cette rencontre enrichit mon parcours et me permettra d’affiner mon discours sur ce sujet.

Je quitte le cercle de lutte et rentre dans le marché pour y faire ma reconnaissance pour demain. Il est calme et j’y retrouve un lutteur a qui je demande de me signer ses photos, il est ravi. Je continue ma balade et je trouve un stand qui pourrait être parfait pour mon installation, je demande aux voisins du stand s’il est disponible et si je peux m’y installer, ils ne me signalent aucune opposition. Le hasard fait que le placier que j’avais rencontré l’année dernière passait par là. Il est au courant de mon projet, son anglais est bon, il me confirme que cela devrait être OK, que c’est un bon moment pour le faire, car la période est calme avant la folie de Durga qui va commencer dans une petite semaine. On verra demain, tout semble être en train de bien se mettre en place.

Il est 8:30 quand je quitte le marché et prends un bus pour rejoindre le centre-ville pour y prendre mon petit déjeuner au café espagnol dans Sudder street, la rue des touristes. Je prends ensuite un taxi pour rentrer à la maison me reposer. Cet après-midi je continue à siester, un orage éclate, j’ai quelques courses à faire et je souhaite aller dans le quartier des sculpteurs pour voir ou ils en sont dans les préparatifs pour le grand événement de l’année, la fête de Durga. Dans les rues, les structures en bambous des temples éphémères sont presque finies, la partie décorative va commencer, j’ai hâte de voir tout ce déroulement sur les jours à venir.

27/9/2016 – Calcutta – les moments de partage

Dimanche matin vers 4h30, je me suis mis en route pour le marché avec mon sac rempli de mes appareils photo, des albums de photos, des stylos, les posters. Je suis arrivé au marché qui battait son plein et je me suis installé dans le stand que j’avais vu la veille. Je suis resté au moins deux heures à cet endroit avant de changer d’endroit et de devenir itinérant avec mes albums à la main, m’arrêtant à deux ou trois endroits pour que les personnes puissent les feuilleter. Certaines personnes ont trouvé leurs photos, d’autres étaient déçues de ne pas avoir la leur, certains ont reconnu des proches, des enfants, des parents, des amis. Tous ont été Torres touché par mon geste, d’autres photographes qui passaient par là se sont arrêtés et ont pris des photos des groupes de personnes qui regardaient les albums. Lundi, après mon entraînement de lutte, je suis à nouveau parti montrer mes albums et espérer trouver les personnes pour leur donner leurs photos. Je me suis arrêté dans le marché, mais aussi sous le pont ou je suis tombé sur des enfants, des familles, des porteurs qui ont dévoré les albums et retrouvé beaucoup de photos de leurs proches. Bien sûr je n’ai pas retrouvé tout le monde, mais je suis très content du résultat et du contact qui a eu lieu tout au long de mon expo qui s’est déroulée en mode itinérant. Je suis maintenant confiant de pouvoir montrer ces portraits de façon publique, car je n’ai reçu aucune objection des personnes prises en photos et beaucoup de demandes de nouvelles photos.

Lundi, comme prévu j’étais au cercle de lutte avant 6hr pour recevoir mon initiation. Tout d’abord le costume, un bout de tissus en guise de slip/short très serré, puis un rituel pour entrer dans l’arène et le combat. Oups et bien c’est très difficile, ils sont forts, agiles et expérimentés. J’ai fait trois luttes expérimentales, ce qui était déjà beaucoup pour moi compte tenu de ma blessure au poignet, j’ai fait très attention et eux aussi. Je n’ai souffert d’aucune blessure à part des courbatures au cou, car c’est l’endroit qui est attrapé pour mettre son opposant à terre. Cette expérience a renforcé un peu plus les liens que j’ai avec ces lutteurs que je soutiens financièrement au travers des dons récoltés par mon association, tout comme le projet des photos pour les personnes du marché et des rues de Calcutta.

Mardi je suis parti en direction de la partie nord du centre de Calcutta et j’ai longé le fleuve dans le calme du petit matin, ici j’ai pu retrouvé une famille qui vit sous des bâches le long des rails de la ligne circulaire. J’avais des photos des enfants à leur donner, ils étaient ravis de recevoir les photos, j’étais ravi de les avoir retrouvés. Plus loin, le long de cette même voie j’espérais retrouvé un homme qui dormait à même le sol qui avais un superbe regard et sourire, j’avais sa photo a lui donner. J’ai retrouvé l’endroit, il n’y était pas, mais les personnes qui y étaient l’ont reconnu et ont pris la photo pour lui donner. Je suis ensuite allé dans le quartier des sculpteurs pour voir les grandes et les plus petites pièces se finaliser pour le grand jour samedi.

9/10/2016 – Calcutta suite et fin

Mercredi, je ne me suis pas levé pour aller voir les lutteurs, je m’en suis excusé, je préférais rester au lit et me reposer. J’en ai profité pour sortir pour déjeuner dans le quartier chic des lacs puis de me promener pour me rendre à Khalighat, le temple mythique de la déesse Kali. La déesse n’était pas visible à l’heure à laquelle je suis passé, elle faisait sa sieste. Les dieux et déesses sont réveillés à l’aube, nourrit et présentés aux visiteurs, puis mis au repos à l’heure du déjeuner jusqu’en fin d’après-midi ou ils sont a nouveau présenté aux visiteurs jusqu’a l’heure du coucher qui peut être vers 8 et 11h aprox en fonction des temples. Les alentours du temple étaient très calmes, car la période du festival ne commence que samedi avec les jours qui précédent, des cérémonies pour honorer les disparus, les temples sont donc très calme. J’ai pris un nouveau chemin pour rentrer chez moi et je suis passé par les rues des sculpteurs qui préparaient les statues de Kali pour son festival qui se déroule quelques semaines après le festival de Durga et avant Diwali d’après certaines sources et en même temps que Diwali d’après d’autres. J’ai un an pour comprendre cet aspect des choses, car je prévois d’être à Calcutta pour le festival de Kali et de Diwali en 2017, car Diwali tombe le 24 octobre. Cela me permettra aussi peut-être de visiter d’autres villes et sites de la région du Bengale-Occidental.

Il est aussi possible que je suive un cursus d’études yogiques ou de vie yogique à l’école de yoga de Bihar, l’école/ashram le respectée de la pratique traditionnelle du Yoga de Patanjali, selon Swami Satyananda Saraswati. Les cursus durent 3 ou 4 mois et débutent cette année début novembre, les dates de 2017 ne sont pas encore publiées et ma décision finale ne se fera pas avant l’été prochain, car si je décide de faire cela, il est possible que la durée totale de mon voyage dure un minimum de 6 mois et possiblement beaucoup plus, une décision qui ne se prend pas à la légère et sans préparatifs adéquats, tant au niveau financier que logistique.

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By | 2016-12-09T16:46:19+00:00 décembre 9th, 2016|Yoga_fr|0 Comments

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