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2015 – Inde – Rishikesh – Festival de yoga (mars)

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4/3/2015 – L’arrivée à Rishikesh

Je suis arrivé sans aucun encombres et dans les temps à Rishikesh. Partmath Niketan, qui organise le festival est un grand ashram qui voit les choses en grand, mais l’organisation du ‘check-in’ était pour le moins folklorique. Beaucoup de personnes et de guichets, des dames charmantes qui se présentent, mais qui ne font rien, des gens avec des talkies-walkies et un jeune manager qui courent dans tous les sens, donnant ordre et contre ordre, cohérents et contradictoires à la fois. Une vraie pièce de boulevard. Au départ tout semble bien se passer pour moi malgré le processus incompréhensible. On le donne ma clef, je signe les reçus, j’obtiens mon sac rempli de goodies. Ma chambre, 4 lits, je suis seul, le soir vient toujours seul, la nuit vient je me couche. À 22h tambourinage sur la porte pour me dire que je suis dans la mauvaise chambre, car cette chambre doit accueillir 4 filles dans la nuit. C’est presque comme si l’erreur venait de moi. Je m’étais bien installé, j’étais couché, j’ai dû tout remballer pour retourner à la case départ. On me donne une nouvelle chambre, une nouvelle clef, les jeunes brahmines m’accompagnent, nous frappons à la porte, et la, un Français nous annonce que la chambre à deux lits et qu’ils sont occupés. Retour au check-in, le manager ne veut pas croire notre histoire et envoie son assistante, qui revient avec le même constat. Le jeune manager prendra une dizaine de minutes pour trouver la solution, nous voilà repartis direction une troisième chambre. Oups, dans cette chambre deux files, il leur demande de quitter la chambre et d’échanger avec deux Indiens avec qui je vais donc partager cette nouvelle chambre. La chambre a deux vrais lits et un lit de camp sur lequel je m’installe, la chambre est en sous-sol et donne sur la rue, les chiens aboient, les scooters klaxonnent, le lit grince et est très inconfortable, je décide que je n’y passerais, qu’une nuit. La nuit passe tant bien que mal. Je suis levé très tôt, je médite 45 minutes puis je décide d’aller faire un tour dehors. Il fait encore nuit, il fait froid, heureusement, j’avais acheté un grand châle en laine hier, il me protège du froid. Après avoir pris mon petit déjeuner, je retrouve le manager qui me confirme que je devrais m’installer dans la deuxième chambre avec le français, car la deuxième personne quitte l’ashram ce matin. Ouf je vais pouvoir me poser. Je passe à la chambre, la personne qui doit quitter est en train de faire son sac, la chambre est petite et comme il a beaucoup d’affaires en vrac, dans l’attente d’intégrer sa grosse valise, c’est un vrai bordel. Je décide de le laisser finir et d’attendre dans la cour. Il n’a pas l’air pressé, le ‘check-out’ est prévu à 9h00, je suis passé le voir à 8h30 pour le prévenir que j’attendais la chambre, il est 10h30, il n’est pas encore prêt. En attendant, j’ai rencontré benoit, mon nouveau coloc et il à l’air très cool, il est ici depuis 5 semaines et il sera la encore au moins pendant les 3 semaines de mon séjour, il fera le même stage que moi a l’issue de festival. Une fois installé, tout est nickel, Benoit semble soulagé que je sois ordonné et un peu maniaque. Il me parle se la jeune Indienne qu’il a rencontré ici, de son expérience de l’Inde et de Rishikesh, de Mooji, du Yoga. C’est son premier voyage ici, mais il semble très a son aise, il est heureux ici, il semble être sur sa bonne voie. C’est agréable de partager la chambre avec une personne ‘normale’ et spirituelle, pas une personne trop tripée. Nous avons des bonnes discussions, j’apprends de lui, il, et son expérience sont très intéressante. Le festival commencé le lendemain, le dimanche

 

4/3/20015 – Le festival, en ligne

Le festival international de yoga est couvert par les médias indiens et les media ‘online’ – voici le site officiel

http://www.oneworldnews.in/16th-international-yoga-festival

 

8/3/2015 – Le festival au jour le jour

Mercredi 1er mars – le festival commence, les cours commencent dès 4h pour les pratiquants de la méditation Kundalini, à 5:30 pour la méditation dynamique Osho et à 6:30 pour des cours de 60 mins de pratiques diverses, un choix de 5 pratiques différentes est proposé. Le petit déjeuner est alors servi, il ne faut pas trop manger, car à 8:30 les cours de deux heures commencent, à nouveau un choix de cinq cours de pratiques est disponible. A 11:00 une conférence, puis le déjeuner, puis une heure de conférence suivie de 90 minutes de pratique ou atelier, certains jours un homme saint donne une conférence ou un satsang (dialogue avec le divin). Chaque coucher de soleil se fait sur les bords du Gange (ghat) ou la cérémonie quotidienne de l’aarti se déroule en chant. Cette cérémonie rend hommage au fleuve sacré, la déesse qui le personnifie ‘Mata Ganga’, le dieu ‘Hanuman’, le feu sacré, et le soleil couchant. Chaque soir un programme culturel est proposé. Le programme est donc très complet et chargé, à cela s’ajoutera les rencontres. Nous sommes près de 1000 participants d’une soixantaine de pays différents.

1er jour – dimanche – ce matin les 5 cours de 8:30 se déroulent l’un après l’autre sur les bords du Gange, car la cérémonie d’ouverture s’enchaine directement. C’est donc l’occasion d’avoir un avant-goût de cinq professeurs et approches différentes sur la tranche de 2 heures. 3 des pratiques seront du style kundalini, les deux autres, l’une Iyengar et la dernière un discours générique sur les pratiques du yoga. Les cours Kundalini ressemblent pour moi a des prêches très dirigés associés à des exercices d’hyperventilation. Le discours est simpliste et abêtissant à mon goût, les gens sont en extase, tout le monde a un sourire immense et irradie. Avant cela j’ai commencé la journée avec la séance de méditation dynamique Osho.

Cette pratique se compose de 6 parties de 10 minutes incluant des sautillements, des cris, de l’observation de la danse. Tout cela effectué debout, les yeux restent fermés. Pour la part, j’ai aimé crier, mais dans l’ensemble, le seul résultat sera des bonnes courbatures aux mollets. Je suis ensuite allé à un atelier feldenfrais de yoga somatique, une pratique douce d’ajustements et d’étirements de la colonne et du bassin. J’ai adoré, je referais un autre cours de cette méthode conduite par Brian Ingle, un irlandais résidant en Californie.

La cérémonie d’ouverture sera assez longue, de nombreuses personnalités du yoga, des sages, des politiques, les médias sont présents. Les discours s’enchainent et sont entrecoupés de présentations artistiques. Après le repas, je ne participerais à aucune des conférences et ce sera le cas la plupart des jours du festival. Je participe ce premier jour à un atelier mené par Mark Robberts, un ‘asthangi’ (pratique très cadrée et dynamique de yoga, Patabi Jois a développé cette pratique à Mysore suite à la découverte d’enchainements de séries de postures dans des textes anciens avec son maitre Sri Krihsnamacharaya).
Cet atelier était focalisé sur le travail des épaules et des équilibres. J’ai beaucoup aimé cet atelier et l’approche de Mark qui est une personne très douce et attentionnée, qui nous a montré de bons exercices de préparation aux équilibres. La première journée se termine, le temps se gâte, la pluie tombe, je me coucherais tôt, je ne participerais ni à l’aarti, ni au programme culturel.

2eme jour – lundi – Il pleut, je commence avec le cours de Hatha Yoga traditionnel donné par le professeur résidant de l’ashram. Un très bon cours comme je les aime. J’enchaine avec l’atelier Iyengar donné par H.S. Arun sur les flexions avant.

Un excellent atelier, mais la salle est ultra comble, les Chinoises n’arrêtent pas de prendre des photos. Du fait du style Iyengar qui est ultra précis et du style du professeur qui est très bavard, le cours traine en longueur, mais j’apprends beaucoup. Une conférence sur la force intérieure précède le repas, Swami Shankaracharyaji est l’intervenant.

Cet homme est impressionnant à voir et quand il parle c’est très clair, très direct, parfois surprenant venant d’un dévot hindou, mais ce ma convient tout a fait. La pluie commence à tomber fort, moi aussi. Je souhaite passer le reste de la journée au lit à me reposer au sec. Après quelques heures je décide d’aller m’acheter de quoi me protéger de la pluie, sitôt ces achats effectués, la pluie s’arrête.

3eme jour – mardi – il ne pleut plus, je commence avec un atelier sur les torsions et les flexions. Cet atelier est conduit par un maitre yogi de 74 ans avec son élève.

L’atelier est fort intéressant tant au niveau des échauffements proposés que des préparations aux postures. Un cours authentiquement indien, les deux professeurs étant originaires de Chennai. J’enchaine avec un cours de Jivamukti, une pratique dynamique en musique conduit par un joyeux bout en train, Jules Febre, un puerto ricain de New York.

Ce cours fut non seulement beau, mais le flot de postures en postures est agréable, il est également fort et grâce a l’humour de Jules, la classe remplie à bloc, tapis contre tapis, tiendra la distance. Je loupe la conférence de fin de matinée et je commencerais l’après-midi avec une séance de shinto Yoga. 
Un cours de pratique traditionnelle du Japon. Ce fut intéressant et très touchant de gouter à cette forme de Yoga avec des variations que j’espère utiliser si j’arrive à les mémoriser. Le Satsang de Mooji clôturera ma journée. Je découvre ce saint homme, un rasta baba cool qui prêche le bonheur et l’amour universel. 
Il répond à des questions du public. C’est un très bel homme, qui irradie l’amour et la bonté. Son discours est assez clair et cohérent. A la fin de la conférence, je me trouverais sur son chemin, j’aurais le droit à une très belle et généreuse poignée de main de sa part.

4eme jour – mercredi – je participe au cours de Kia Miller, une Américaine formée au hatha yoga et au kundalini.

Son cours n’est pas si mal, il s’agit d’un ‘flow’ de postures debout avec une expiration buccale associée au son OM. Ma pratique étant très portée sur la respiration nasale je n’ai pas pu adoptée le chant OM. Elle était très présente dans la salle et dans les explications. Le cours était OK, mais sans plus et sans grandes sensations. Heureusement que Jules Febre donnait un cours de Jivamukti yoga juste après me suis-je dit. C’était sans savoir qu’il avait prévu une séance plus intense que la veille et que cette intensité se traduirait par une chute d’une personne sur une autre causant une blessure assez grave au doigt de la personne s’étant fait bousculer. Ceci a perturbé le cours. Jules, le professeur à bien gérer la situation, mais néanmoins le résultat sera que son cours aura été moins abouti et puissant que le précédent. J’avais prévu d’assister à la conférence de Vandana Shiva qui suivait.

Cette militante écologiste fondatrice de Navdanya pour la préservation des graines et de leur gratuité est une personne admirable. J’ai zappé et loupé son discours, heureusement je me suis rattrapé après le repas et je n’ai pas manqué la session de questions / réponses qui fut des plus intéressantes. Mooji était à nouveau invité en fin d’après midi, je suis allé l’écouter, mais ses réponses aux questions ne m’ont pas trop impressionné et a un moment il a été déstabilisé par une personne qui a questionné son niveau de sagesse. Je compte aller le revoir dans l’ashram qui le reçoit ici à rishikesh avant mon départ.

5eme jour – ma journée commence avec Laura Plum, une soi-disant figure du Yoga.

Très belle, une voix ultra douce et posée, tout comme elle qui ne bougera pas de sa posture assise les jambes croisées sur le rebord de l’estrade pendant toute la durée du cours. Son cours prénommé ‘Ganga Flow’ est en hommage à la déesse Ganga, les postures sont inspirées de la relation entre l’homme et l’eau et plus particulièrement le Gange et la dévotion. Les postures se suivent, l’enchainement ne me plait pas, il n’est pas très fluide, les explications ne sont pas claires, nous nous regardons pour comprendre ce qu’il faut faire. Le clou de la série de postures sera que nous ne ferons pas la posture du poisson alors que c’est là-contre posture la plus importante de la pratique de yoga à réaliser après la chandelle et la charrue et que le cours est dédié à l’eau. Un cours décevant et un professeur mielleux et très loin d’une pratique basique de yoga. J’avais prévu d’assister a un cours conseillé par d’autres estivants, mais arrivé dans la salle, je me rends compte que le professeur, Anand Mehrotra est une personne que je ne ressens absolument pas.

Il avait fait partie des professeurs du premier matin. Sa voix, son énergie et le style de pratique qu’il avait alors présentés n’avaient pas été à mon goût. J’ai donc quitté la salle avant le début du cours et rejoins le cours de Kundalini de Gurmukh Kaur Khalsa, la grande prêtresse de cette pratique très particulière.

J’avais rencontré Rodrigo la veille, un portugais qui habite Mumbai et travaille pour Danone, pratiquant de Kundalini pour sa deuxième année consécutive m’avait persuadé d’assister à un cours, ce fut fait ce cinquième jour. La technique de Kundalini est basée sur des séries de postures qui sont tenues pour trois a cinq minutes. Il s’agit de mouvements dynamiques de balancements, de rotation ou de torsion associés à des respirations fortes et profondes. La pratique du Kapalabhati, appelé respiration du feu en kundalini est souvent intégré. Ce ne fut pas le cas pour ce cours. Entre chaque posture dynamique, une posture statique d’observation pendant laquelle un texte est énoncé. Le tout sur de la musique de tambours du Penjab pour la partie dynamique et de la musique de joie universelle. Le résultat est un enivrement et un état d’ébriété à cause de l’hyperventilation associé a un sentiment d’amour et de bien-être provoqué par le discours et l’accompagnement musical. Cet état dure un certain temps, mais finit par retombé, s’en ai suivis une fatigue qui durera jusqu’au lendemain. Je comprends que cette pratique est addictive et nécessite la répétition pour maintenir le ‘high’. J’assisterais dans l’après midi à la première partie du cours de technique Iyengar pour le Pranayama (respiration) que je quitterais pour aller assister au discours de Shri Prem Babaji, un saint homme du Brésil qui prêche lui aussi a Rishikesh et qui est l’invité vedette du jour.

Un homme doux, humble et très souriant, son discours est porté sur l’action plutôt que la pensée, il me séduit. Cette séduction sera d’autant plus grande qu’il me mettra mes premières couleurs de Holi sur le visage. En effet, Holi est le lendemain, mais un petit ‘pré Holi’ a été organisé sur le ghat. Le soir un immense feu de camp est dressé dans le jardin, la cérémonie et la soirée me seront décrites comme divine, mais trop fatigué, je suis allé me coucher. Depuis hier je suis seul dans ma chambre, Benoit étant parti à Dharamsala voir le Dalaï-lama.

6eme jour – vendredi – Aujourd’hui c’est holi, je n’assiste a aucun cours et passe mon temps avec les élèves de l’Ashram qui ont commencé a se peinturlurer de couleurs. Cela se poursuivra jusqu’au déjeuner dans le jardin avec tous les participants du festival, de la musique et un invité un peu special Baba Ramdev. Ce monsieur est assez controversé, pour ma part il ne me plait pas. A vous de vous renseigner a son sujet. Dans l’après-midi je suivrais a nouveau un cours de Brian Ingle de Yoga somatique, un délice de douceur, d’étirements subtils et de sensations.

7eme jour – samedi – le dernier jour du festival sera très rempli pour moi, je fais a nouveau le cours des yogi de Chennai, un atelier plutôt qu’un cours. Ils nous démontrent la correlation entre les différentes postures et la façon dont une posture se nourrit des autres pour proposer des variations, des chemins d’accès et des alternatives. Je pars ensuite faire des achats et j’assisterais a la fin du cours de Kundalini, car je souhaite dite au revoir a Bernard un berlinois qui pars pour une retraite Vipassana de 10 jours. Un homme charmant avec qui je me suit très bien entendu pendant le festival qui faisait la séance de Kundalini avec Rodrigo. L’après midi je décide de tester le cours de yoga suffiste de Turquie qui est en fait une initiation aux pratiques de dervishes tourneurs.

Je ne ferais que quelques rotations, car j’ai facilement la nausée si je tourne sur moi même. Je finirais avec un cours d’un indien ancien professeur residant de l’ashram pour un cours de pratique ‘intermediate’ qui est excellent tant dans la serie qui est très coherente et juste, mais surtout dans les temps de tenue des postures, les descriptions et les ajustements. Un parfait cours pour clôturer cette semaine de festival

 

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By | 2016-12-11T20:20:24+00:00 décembre 7th, 2016|Yoga_fr, Voyage, Formation|0 Comments

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