//2014 – Inde – Calcutta – Laksmi Puja (Octobre)

2014 – Inde – Calcutta – Laksmi Puja (Octobre)

Langue / Language : frFrançais enEnglish

8/10/2014 – Calcutta, mon sourire

Je suis arrivé dimanche soir avec un retard de six heures, car la connexion entre mes vols à Delhi était trop courte pour gérer les 20 minutes de retard de mon vol qui me ramenait de Rishikesh. Tout comme à Mumbai, j’ai choisi l’option AirBNB pour louer un appartement ici, et j’ai donc un grand chez moi ici à Calcutta. Il est situé dans le quartier assez populaire de moulali entre la gare de Sealdah et le quartier de l’esplanade. Il est pratique et coloré, le propriétaire est un peintre, sa femme est une ancienne journaliste, le seul hic est le débit d’eau de la douche, il faut donc utiliser le seau.

Le climat ici est chaud et humide, c’est supportable, mais il faut rester dans les zones d’ombre, également le repère de petits moustiques, en activité 24/24. J’avais un peu zappé le répulsif, je vais devoir m’en remettre. À la maison, il y’en a aussi et avec la chaleur, il faut dormir sous le ventilo ou avec la climatisation.

Au niveau des festivités, j’ai raté de peu la célébration de Durga, mais j’en ai vu les reliques. Toute la ville est au parfum, des temples éphémères à chaque coin de rue, les rues illuminées et décorées. De très grandes statues de la déesse se trouvaient là, elles se sont retrouvées immergées dans le Howgly, le fleuve qui traverse la ville qui est un des bras du Gange qui se divise en deux fleuves peu avant Calcutta. J’ai pu assister à la récupération des supports des sculptures, qui seront utilisés la saison prochaine. La sculpture juste à côté de mon habitation est partie pour son plongeon final, lundi soir, j’ai donc pu assister à ce spectacle.

Lundi, était aussi la fête de l’Eid, et lors de ma promenade matinale, j’ai traversé le quartier musulman voisin. Dans un premier temps je me demandais pourquoi autant de vaches, taureaux, chèvres se faisaient nettoyer, mais entre deux bâtiments, derrière un tissu tendu, les abattoirs éphémères étaient en pleine action et le sang ruisselait sur les trottoirs. Un peu plus loin, la découpe de la bête se faisait à découvert. J’ai poursuivît mon chemin pour aller prendre mon petit déjeuner chez Fleurys, un salon de thé chic de Parc street, je n’ai pas pris un grand plaisir à manger mes oeufs au plat, mais les baked beans étaient succulents.

Je suis ensuite parti me balader dans le quartier de Kumartuli ou les sculpteurs préparaient Kali, la déesse furieuse, dont la fête se tiendra juste avant la fête de Diwali vers le 25 octobre. Aujourd’hui c’était Lakshmi, la déesse de la fortune qui monopolisait les ventes, sa fête étant ce mardi. Les sculptures, beaucoup plus petites et élaborées que celles de Durga, remplaceront celle-ci dans les temples éphémères et chez les gens. Elle prendra aussi la direction du fleuve jeudi ou vendredi. Ma balade s’est poursuivie sur plusieurs kilomètres le long du fleuve de ghat en ghat. Je suis rentré sur les rotules.

Mardi matin je suis parti à 5:30 pour le fleuve et retrouver les lutteurs que j’avais rencontrés au mois de mars dernier. Ils m’ont bien reconnu, car je leur avais donné des tirages des photos que j’avais pu prendre. Aussi, ayant récupéré des dons suite à la publication de mon livre sur le festival de Khartika, j’ai pu leur faire une première donation de 1 000 roupies. J’ai bien sûr pris beaucoup de nouveaux clichés et j’ai récupéré 100 tirages hier soir que je leur apporterais demain matin avec sans doute une nouvelle donation de 1000 roupies.

Le reste de la journée, j’ai pris un peu de repos avant d’aller faire quelques emplettes. Ces deux journées marquées par des festivals religieux, marquent la fin des festivités de Durga, une grande partie des commerces était fermé, aujourd’hui je pense que ça va être la reprise, la cacophonie va se remettre en route, les embouteillages aussi.

Sinon, les sourires et l’accueil de Calcutta sont toujours présents, cette ville et ses habitants sont charmants et bienveillants, et je continue à essayer de récupérer sur carte mémoire, de beaux visages, dentitions et moments de vie.

9/10/2010 – Calcutta, le délire

Cette ville est vraiment un bazar à ciel ouvert, des échoppes de partout, des étals au sol, sur les trottoirs, de la vente ambulante, ça grouille de partout.

Hier soir, j’ai pu assister aux départs et au retour des groupes qui accompagnaient leur déesse Lakshmi pour son plongeon dans le Howgly. Je peux imaginer que la semaine dernière pour Durga, cela a dû être de la folie furieuse, et d’une certaine façon je suis content d’avoir passé ce festival a Rishikesh ou le rituel était très calme et posé. Je ne suis pas allé le long du fleuve assister aux scènes de mise à l’eau, car je n’aime pas trop les phénomènes d’attroupements, je préfère garder mes distances. De plus la photographie de nuit n’est pas mon point fort.

J’en profite pour faire quelques emplettes, certains produits de marque sont un peu moins cher qu’a Paris, je trouve aussi quelques bondieuseries qui complèteront ma collection grandissante.

Ce matin, je suis parti apporter les tirages de certaines des photos aux lutteurs, ils étaient ravis et en demandant encore. Ils me montrent un article du national géographique indien qui a fait un reportage sur eux, mes photos sont du même acabit, et pour certaines je crois avoir de meilleurs clichés, je suis fier de ce que j’ai fait. Je prends encore beaucoup de clichés, je leur livrerais une belle sélection samedi.

Je suis ensuite parti en train pour Belur Math, le centre Rama Krishna, un endroit d’étude, de prières et de recueillement, qui fût ouvert par Vivekananda en l’honneur du saint homme, yogi, Ramakrishna, qui était un brahmane ascète et yogi du 19e siècle. Il plaçait la spiritualité au-dessus de la religion et souhaitait un mouvement non dogmatique ou toutes les religions pouvaient convergées. Il est considéré par certains comme un avatar du dieu Vishnu. Il fut le guru de Vivekananda qui a poursuivi à prêcher le message originel et qui fut envoyé comme ambassadeur de l’Inde aux Nations unies dans les années 20. Il y prêcha entre autres, les principes et les vertus du yoga.

J’ai,ensuite pris un ferry pour traverser et remonter le howgly jusqu’au temple de dakshineswar un autre symbole de recherche d’égalité. Ce complexe hindou fut fondé par une femme, Rani Rashmoni (1793-1861). Veuve très jeune, elle hérita et prit en charge la gestion des affaires de son défunt mari. Pieuse et généreuse, elle fit beaucoup pour Calcutta. Le temple de dakshineswar, est dédié à la déesse Kali et a également 12 temples de Shiva (symbolisant les 12 lingams sacrés répartis dans toute l’Inde, jyoti lingam). Krishna est également représenté dans ce complexe. Elle choisit Ramakrishna comme brahmane du temple. Celui-ci était dévoué à la déesse Kali, qu’il considérait comme la mère de tous.

Dans l’après-midi, une visite éclair de l’Indian museum qui ne vaut vraiment pas le détour.

Oups je viens d’effacer par erreur quelques photos prises du ferry ce matin, j’espère que je pourrais les récupérer une fois a la maison, car il y’en avait de très belles, je croise les doigts.

 

 

Langue / Language : frFrançais enEnglish

By | 2016-12-07T22:31:28+00:00 décembre 6th, 2016|Voyage|0 Comments

About the Author:

Leave A Comment

*